Mouvement québécois des adultes en formation
Accueil Le MQAF Comités des élèves Colloque Photos Documents Protecteur Liens utiles Nous joindre

Allocution de M. Robert Martin au 7e Colloque des adultes en formation, 4 avril 2009

Bonjour à toutes et à tous,


Au fil des années, les colloques ont permis au Mouvement québécois des adultes en formation de mieux comprendre les difficultés de toutes sortes auxquelles se heurtent les adultes qui retournent aux études. Tout notre programme politique a d’ailleurs été construit à partir des discussions en ateliers et des propositions qui en ont résulté.


À titre d’exemple, le colloque de l’an dernier a porté en grande partie sur l’aide financière aux études. Au cours de l’assemblée générale que nous tiendrons demain matin, vous serez invité à adopter un mémoire à ce sujet que nous prévoyons déposer dans les prochains jours au Comité consultatif sur l’accessibilité financière aux études. Ce comité a pour rôle de conseiller la ministre de l’Éducation. Ces temps-ci, il s’intéresse plus particulièrement au problème de l’aide financière aux étudiants adultes. Est-il besoin de préciser que le manque de ressources financières constitue souvent un obstacle majeur au retour et à la persévérance aux études?


Chaque année nous fournit de nouveaux sujets de réflexion. Dans les prochains mois, nous devrons nous pencher sur l’implantation de la réforme pédagogique, qui est déjà en vigueur au secondaire régulier et qui sera graduellement appliquée en éducation des adultes. Les opinions du monde de l’éducation à ce propos sont très partagées et il est bien possible que la réforme soit l’un des thèmes de notre colloque de l’an prochain.


Mais venons-en en ce qui nous réunit ici cette année. Ce n’est pas par hasard que nous avons choisi de parler de la participation des étudiants adultes à la vie de leur école et plus particulièrement des comités d’élèves et des conseils d’établissement, qui sont les principaux moyens dont disposent en principe les adultes pour discuter avec la direction des façons d’améliorer tous les aspects relatifs aux études mais aussi à la vie de l’école.


Comme l’ont constaté ceux et celles qui ont lu le cahier du participant et comme nous le verrons en ateliers, la Loi sur l’instruction publique comporte à cet égard des dispositions qui sont en principe obligatoires, mais nous savons qu’elles ne sont pas toujours respectées. Cela est anormal et il faut y remédier, car ce n’est pas par caprice que ces articles ont été inscrits dans la Loi. Il s’agit d’abord d’une question de principe puisque, dans les démocraties avancées comme la nôtre, il est normal que les citoyens aient leur mot à dire sur ce qui concerne directement leur vie quotidienne. C’est aussi une question pratique, car pour améliorer les divers aspects de la vie d’une école, la direction doit absolument compter sur le point de vue des étudiants.


L’existence et le fonctionnement de ces comités d’élèves constituent également un enjeu majeur pour le MQAF. Nous sommes un très jeune Mouvement qui dispose de ressources financières limitées. Notre principal problème, c’est la difficulté de communiquer avec les étudiants adultes entre les colloques. La seule façon réaliste de surmonter cette difficulté, c’est de passer par les comités d’élèves. Sur le site Internet du MQAF, nous avons donc créé une nouvelle section intitulée « Les comités d’élèves ». On y trouve présentement la même information que dans les documents qui vous ont été remis.


Nous souhaitons cependant enrichir cette section en invitant les comités d’élèves qui existent déjà et ceux qui seront créés à nous donner leurs coordonnées. Idéalement, il s’agirait évidemment d’une adresse électronique. Nous pourrions ainsi entretenir la communication, être informés des problèmes auxquels se heurtent les comités d’élèves et fournir de l’aide dans les cas où il y aurait des blocages entre les directions d’écoles et les comités des élèves. Ces derniers pourraient aussi communiquer entre eux, comparer leur situation et s’inspirer mutuellement sur la façon de mieux jouer leur rôle dans l’école.


Au départ nous ne nous attendons pas à joindre les comités d’élèves des quelque 400 CEA et CFP que compte le Québec. Il faut cependant commencer quelque part et le MQAF compte sur vous pour jeter les bases de ce projet qui, je vous le rappelle, est crucial pour l’avenir de notre Mouvement.


Je m’arrête ici en sachant que nous aurons l’occasion de discuter de cette affaire tout au long de la fin de semaine. Sur ce, je vous remercie de votre présence et je vous souhaite un excellent colloque.